Alliances de mariage en platine

Alliances de mariage en platine

Est-ce-que le choix du platine pour une création d’alliances de mariage ou un bague de fiançailles est un bonne idée ?

Alors que vous êtes en quête de votre paire d’alliances, d’une bague de fiançailles ou d’un autre bijou, il vous est proposé divers métaux, or, or blanc, palladium, platine, titane … mais que veut bien dire tout cela ? Quelles sont les différences et les avantages, hormis la différence de prix ? Comment faire le bon choix ?

Le bon choix nous ne pouvons le faire qu’en croisant notre propre jugement/nos critères avec des bonnes données, claires et que vous avez comprises . De permettre au néophyte d’en comprendre un peu plus sur la bijouterie, c’est mon but en écrivant des articles, comme celui-ci ; Je suis convaincu qu’en vous partageant mes connaissances et mes conseils, nous saurons créer ensuite, ensemble, votre paire d’alliances idéales, en fonction de vos différents critères, que ce soit forme, esthétiques, ergonomie, aspects et bien entendu, le dernier mais pas le moindre : le prix !

(si jamais, vous êtes curieux de savoir qui a écrit ces lignes, vous trouverez une courte présentation en bas de cet article)

Donc, dans cet article, nous allons parcourir du pour, et du contre, sur l’utilisation du platine pour une création de bague. ( Ces données sont bien entendu, également valables pour tous bijoux, que ce soit bagues de fiançailles, bracelet, boucles d’oreille etc…)

Création d’alliances de mariage en platine, commençons pas en découvrir un peu sur ce métal :

Sa densité est de  21.34 gr/cm3, (contre 19.32 gr/cm3 pour l’or et 16.6 g/cm3 pour le tantale ) . En d’autre termes, cela signifie qu’un bijou réalisé en platine sera beaucoup plus lourd que confectionné avec un autre métal .

Le point de fusion du platine est de 1768°C , c’est hot !  Pour comparaison : l’or fond à 1064°C, l’argent à 961°C, le fer à 1538°C mais loin du tantale, qui lui fond à 3017°C .

Les noces de platine c’est 70 ans de mariage !

C’est un métal très clair, qui ne s’oxyde pas, (pratiquement aucun acide ne peut l’attaquer) il est parfait pour une personne qui recherche la beauté, l’éclat de l’argent sans en avoir ses inconvénients ( oxydation, manque de résistance au choc…) .

Le platine est dur :  4/4.5  sur l’échelle de Mohs contre 2.5/3 pour l’or , 2.5 pour l’argent,  4.75 pour le palladium, 5.5 à 8 pour l’acier, 6 pour le titane,  et 6.5 pour le tantale.

Pour en savoir  encore plus voici une page qui couvre assez bien tous les aspects chimiques et des différentes utilisations du Platine .

Quelques images :

platine et or gris digit gravés ext.

alliances en platine et céramique

Quelques conseils que je donne à propos du platine :

Considération de valeur :

Je dirais que le platine est un très bon choix pour la préciosité de la matière; c’est même, actuellement, un bon plan, car son cours a vraiment dégringolé, il est près de 3X moins cher qu’il a eu été ces 10 dernières années. MAIS, pour vous prévenir de toute déception: l’offre de rachat est assez basse comparée au cours car la matière est compliquée à recycler.

Par pur critère de prestige : des alliances de mariage en platine ou avec du platine c’est le top !  Le platine est le top du top des métaux précieux !

Considération esthétique :

Si votre souhait est d’avoir un métal très clair, précieux et durable c’est un très bon choix. Le platine peut vraiment bien se prêter à une création multi-métaux pour offrir un fort contraste grâce à sa clarté, associée avec une matière plus sombre à côté comme du carbone, du tantale ou du bois.

Par contre pour répondre au désir d’avoir ses alliances de mariage en métal précieux, gris clair, je conseille habituellement le palladium, même famille que le platine, mais moins lourd et moins cher. Le palladium est cependant légèrement moins clair que le platine. Ici vous pourrez en savoir plus sur la différence entre le palladium et l’or blanc ou or gris.

Considération de durabilité :

Là encore le platine est très bien, il sera durable. Pas autant que l’acier ou le titane, mais plus que l’or et surtout beaucoup plus que l’or blanc (lisez l’article dont je vous ai mis le lien plus haut pour comprendre le pourquoi ).

Pour un choix de pure durabilité mais sans envie particulière d’un métal précieux, je propose un alliage de Chrome-cobalt qui a une couleur très claire, toute proche du platine, mais vraiment extrêmement dur.

Voilà pour quelques uns de mes conseils et mes données sur une création d’alliances de mariage en platine, il n’y a pas d’absolu, il n’y a pas de bon choix absolu, le bon choix est relatif à vos critères; c’est la raison pour laquelle j’aime fournir les données afin de vous permettre de faire les meilleures choix .

Qui suis-je ?

Votre serviteur, Cédric Chevalley. Je signe mes créations d’alliances et de bagues depuis 2001 « cbijoux ».

Je suis assisté par un/e et parfois deux collaborateurs ou collaboratrices diplômé/e/s. Nous créons plus de 200 alliances de mariage par année, toutes uniques. Ici vous pourrez lire un article sur comment nous créons des alliances de mariage avec vous .

J’ai également fondé la marque de bagues mood collection en 2004 et remis cette marque à deux amies en 2013. Je crée également des bijoux contemporains (attention c’est spécial…) sous mon propre noms cette fois.

Vous pouvez en voir plus sur mon parcours et mon histoire en parcourant la page facebook (vous me ferez trop plaisir de liker 😉) et aussi en visitant ma page d’artiste ici.

Voilà, j’espère vous avoir permis d’y voir un peu plus clair, et vous permettre ainsi d’aller de l’avant vers la réalisation de la création de vos rêves. Je reste à votre disposition pour toute autre question, avec plaisir !

à bientôt !

Cédric Chevalley

source http://oekogold.ch/fr/articles/platine :

On a déjà retrouvé du platine dans l’artisanat d’anciennes civilisations en Mésopotamie ou en Égypte par exemple. Mais, contrairement à l’or et l’argent, il n’a pas été reconnu comme matériau à part entière avant longtemps. Entre 500 et 1500, le platine était utilisé seul par les peuples autochtones d’Amérique du Sud sans qu’ils en aient forcément conscience. Mais même au début de la période moderne, les conquérants espagnols le désignaient faussement comme une sorte « d’argent immature » et l’appelaient « platina », autrement dit: « petit argent ». Il fallut attendre 1750 pour que cette idée fausse ne soit corrigée par le scientifique anglais William Brownrigg qui réussit alors à produire de la poudre de platine et à la déterminer comme élément chimique à part entière. Depuis la première moitié du XXe siècle, le platine est de plus en plus exploité à des fins industrielles.

Mines et alluvions

La roche contenant du platine adapté à l’exploitation minière industrielle ne contient généralement pas plus de cinq grammes par tonne. Un processus d’affinage impliquant des dizaines d’étapes intermédiaires mécaniques et chimiques durant plusieurs semaines permet d’obtenir un platine pur à 99,9% ; l’or, le palladium, le ruthénium, l’iridium et le rhodium étant également présents comme « sous-produits ». On peut également retrouver ce métal dans la nature, notamment dans les rivières, sous forme de paillettes. On l’appelle alors platine alluvionnaire. En 1843, la plus grande découverte (documentée) au monde a été faite dans les montagnes de l’Oural sous la forme d’une pépite de platine de 9,62 kilogrammes (10 x 18 cm).

Transformation du platine

Même si l’industrie de la bijouterie-horlogerie est le deuxième plus grand consommateur de ce précieux métal « blanc », le platine y reste un matériau de niche. Lorsque le platine est coulé, on utilise généralement des alliages contenant cinq pour cent de cobalt. Les alliages plus durs (par ex. pour les boîtiers de montres) sont obtenus avec du tungstène, du ruthénium ou de l’iridium, tandis que les alliages de cuivre ou de palladium sont plus faciles à travailler à la main. Le platine représente toujours environ 95% de tous les alliages. Contrairement à l’or, le platine s’use très peu sur le long terme. Malgré une meilleure dureté, il reste sensible aux rayures, mais le platine ne fait que se déplacer sur la surface, il n’est pas éliminé. La coulée du platine n’est possible qu’avec un équipement puissant et doit être réalisée dans une atmosphère de gaz inerte, sans quoi le platine réagit avec l’oxygène et sa surface devient poreuse. Polir le platine demande de l’expérience et une certaine habileté, car il a tendance à « graisser » en raison de sa dureté. Par exemple, il faut plus de niveaux d’émeri que pour l’or jusqu’au polissage final (du granulaire au fin).

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